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Carticipe à la Radio ! (et autres médias audiovisuels)

Carticipe a fait l’objet de nombreux articles de presse, mais a également été évoqué, décrit, voire décortiqué, sur différents médias audiovisuels.

Llogo FRANCE CULTUREe dernier épisode en date est l’émission « Modes de vie, mode d’emploi » diffusée le 3 novembre 2014 sur FRANCE CULTURE, avec une interview en deux parties d’Eric Hamelin (Repérage Urbain) expliquant les concepts et les principes d’utilisation de l’outil CARTICIPE dans différentes villes telles que Montpellier, Strasbourg, Marseille

A réécouter ici : FRANCE CULTURE – novembre 2014

europe1Auparavant, en août 2013, dans une interview sur EUROPE 1, le Maire de Laval décrivait tous les intérêts du concept dans le cadre de la démarche relayée sur toute la ville de débat urbain intitulée « Laval 2021 ».

A réécouter ici : EUROPE 1 – Aout 2013

En septembre de la même année, ALSACE 20 TV nous faisait l’amabilité de détailler très précisément le fonctionnement et les objectifs de l’opération Carticipe Strasbourg 2028 :

Enfin, en décembre 2013, notre partenaire pour Carticipe Marseille, le journal en ligne MARSACTU, publiait également une vidéo explicative ou « tutoriel » de l’outil, pour faciliter  :

… et diffusait dans la foulée un long dialogue entre Julien Vinzent (Marsactu) et Kamel Bentahar (Repérage Urbain) sur le thème du « gain de productivité démocratique » visé par un outil tel que Carticipe :

En complément de tous ces médias, vous pouvez également écouter cette belle discussion entre Eric Hamelin (Repérage Urbain) et Michel Cantal-Dupart (architecte urbaniste et doyen de la chaire urbanisme au CNAM) lors d’une conférence-débat organisée en juin 2014 à Evry par l’association SIANA / L’imaginaire des nouvelles technologies :

Conférence-débat intitulée « Nouvelles modalités de co-construction de l’espace urbain à l’heure du numérique » (Cliquez puis piste audio numéro 2)

Avec Eric Hamelin (Repérage Urbain / Carticipe), Michel Cantal-Dupart (CNAM) et Géraldine Ajax (AFTRP)

Carticipe Strasbourg et Marseille : Petit bilan quantitatif comparé

Cette fois, ça y est, tous les tours d’élections municipales et communautaires locales sont bien terminés. La mise en place à Strasbourg et Marseille de notre outil cartographique de débat sur l’aménagement de la ville « CARTICIPE », à titre expérimental, a généré des contenus et des débats riches et intéressants pendant les mois de campagne. Nos partenariats exclusifs avec www.rue89strasbourg.com et www.marsactu.fr ont permis de faire connaître l’expérience à bon nombre d’électeurs, et à la plupart des candidats. Ces derniers ne se sont pas privés de puiser dans cette source un certain nombre d’idées apparaissant comme populaires, pour nourrir leur programme. Et c’était le but !

Alors que la poursuite et l’évolution de ces expériences sont actuellement en discussion – notez que les deux sites resteront actifs au moins jusqu’à fin juin – , établissons un petit bilan chiffré et comparé. Voici le « Carti-match » Strasbourg – Marseille …

Carticipe Strasbourg - Marseille - comparaisons

Caputres d’écran des deux sites Carticipe

Combien de « carticipants » ?

Relevons, tout d’abord, quelques grands chiffres sur le niveau de participation et d’implication des internautes-citoyens sur les sites Carticipe des deux métropoles, à la mi-mai :

A Strasbourg, 828 internautes sont devenus « carticipants » en se créant un compte sur le site. Ce qui représente tout de même – en toute hypothèse – plus d’un habitant sur mille à l’échelle de toute l’aire urbaine de Strasbourg. Pour illustration, l’échantillon est bien supérieur en taille à tous les « sondages » réalisés au niveau local dans le cadre des élections municipales. Le tout avec des moyens de communications somme toute modestes jusqu’ici, puisque nous ne nous sommes appuyés que sur un seul média en ligne – Rue 89, qui a publié 8 articles au total -, ainsi que sur un minimum de communication « virale » (via courriel et réseaux sociaux).

A Marseille, avec les mêmes armes limitées de communication, nous en sommes pour l’instant au chiffre moindre de 443 carticipants. Mais il faut rappeler que le site à démarré nettement plus tard : mi-décembre 2013, contre fin aout 2013 à Strasbourg, soit à peu près 5 mois d’ancienneté contre 8,5. Il n’en reste pas moins que, là aussi, nous égalons ou dépassons le nombre de participants aux sondages locaux et surtout à la plupart des procédures de concertation publique. Tout cela avec 4 articles publiés dans marsactu , un peu de promotion sur Facebook et de la communication en réseau, avec des contacts personnels un peu moins nombreux pour nous en Provence qu’en Alsace. 

Par ailleurs, le bassin de population que nous avons réussi à atteindre à Marseille, parait sensiblement équivalent à celui de Strasbourg, puisque – malgré nos ambitions de départ d’étendre le débat à l’ensemble de la future métropole Aix-Marseille – la « carticipation » est pour l’instant restée cantonnée à la ville de Marseille pour l’essentiel, soit un bassin de 850 000 habitants. Alors qu’à Strasbourg, nous atteignons entre 20 et 30 % de carticipants résidant dans des communes de l’aire urbaine environnante (si l’on se fie à l’échantillon de ceux qui ont bien voulu remplir la case « Commune de résidence », une minorité, car notre parti pris était de ne pas rendre cette information obligatoire pour faciliter les inscriptions). Soit 760 000 habitants pour la rive française de cette aire urbaine franco-allemande… et un poil plus si l’on tient compte du petit échantillon de citoyens qui a contribué depuis la banlieue allemande de Strasbourg (Kehl), malgré notre échec (provisoire) à mettre en place une version bilingue avec traduction automatique !

Statistiques Carticipe Marseille

Fenêtre « statistiques » du site marseillais

Combien de « cartispectacteurs » ? (Audience)

En termes d’audience, les deux sites ont touché un public beaucoup plus large que les seuls carticipants inscrits :

Près de 40 000 pages vues par plus de 12 000 personnes à Strasbourg en 8 mois et demi, et plus de 24 000 pages vues par plus de 8000 personnes en 5 mois à Marseille.  Les propositions déposées sur la carte ont donc intéressé en moyenne 15 « curieux » pour 1 contributeur actif. Notons que les deux sites atteignent un public équivalent en rythme mensuel: 4 700 pages par mois à Strasbourg, contre 4 800 à Marseille.

Sachant que toute cette opération Strasbourg-Marseille a été mise en place en tant qu’objet purement médiatique, sans partenariat avec les mairies étant donné le contexte pré-électoral, et donc sans aucune garantie pour les citoyens que leurs idées postées auraient une quelconque influence sur les politiques locales, tous ces chiffres sont tout de même réconfortants : Cela signifie que de nombreux citadins s’intéressent à l’aménagement de leur ville, et à des sujets souvent réputés « compliqués » ou « techniques » ! Et les plus motivés sont même capables de s’exprimer et d’enrichir la réflexion urbaine de façon constructive et totalement gratuite, c’est à dire sans garantie d’être écoutés par des responsables locaux. Il suffit apparemment qu’on leur offre une tribune adaptée et expressive, avec un minimum de visibilité, c’est à dire avec la simple garantie d’être lus au moins par une petite part de leurs concitoyens.

Exemple de contenu déposé par un carticipant, et ayant reçu les votes de nombreux autres...

Exemple de contenu déposé par un carticipant, et ayant reçu les votes de nombreux autres…

Quels niveaux de « carticipation » ?

Toujours sous un angle quantitatif, regardons de quelle manière les carticipants ont contribué.

Le niveau d’implication le plus facile, pour un « carticipant », consiste à voter pour ou contre des propositions déposées par d’autres. 11 840 votes ont ainsi été enregistrés à Strasbourg, soit une une moyenne de près de 18 votes par carticipant inscrit. A Marseille, nous en sommes après 5 mois à 6 660 votes, soit une moyenne un peu plus faible de 15 votes par carticipant, mais rapporté à la durée, le « rythme mensuel » de clics par personne est à l’inverse légèrement plus élevé.

Un niveau d’engagement plus actif consiste à déposer une idée ou à émettre un commentaire sur l’idée d’un autre. Au total,  2 434 contributions rédigées de ces deux types ont été déposées à Strasbourg, contre 1 440 à Marseille à ce jour. Soit un niveau presque identique dans les deux villes, si on calcule la moyenne mensuelle : environ 288 contributions par mois pour Marseille, contre 286 par mois pour Strasbourg !

Dans le détail, il s’agit à Strasbourg de 1 760 commentaires émis par 188 carticipants différents, et de 674 idées déposées sur la carte par 173 internautes différents. Les interventions des marseillais se décomposent, elles, en 951 commentaires produits par 118 internautes différents, et en 463 idées émises par 108 carticipants différents. Comme ce ne sont pas toujours les mêmes qui déposent les idées et font les commentaires, notons qu’il y a au total 249 carticipants créatifs à Strasbourg (qui ont déposé des contributions écrites, idées ou commentaires), et 158 rédacteurs actifs du même type à Marseille. On peut donc constater le niveau d’engagement suivant : 1 inscrit sur 3,3 contribue par écrit à Strasbourg, et un peu plus de 1 sur 2,8 à Marseille… Soit en moyenne à peu près 1 inscrit sur 3 qui rédige des avis, les autres se contentant de voter, ce qui n’est pas rien non plus.

Ces chiffres pourraient ainsi faire taire ce commentateur dubitatif, sur Facebook, qui nous gratifiait de cette remarque : « C’est mignon tout ça, mais ce n’est pas représentatif, car sur ce genre de site ce sont toujours les mêmes 10 personnes qui interviennent »… Ajoutons que notre objectif avec cet outil n’était aucunement de créer un « sondage représentatif » des opinions de la population. Il s’agissait plutôt de mettre à disposition une « boîte à idées » collaborative, structurée et attrayante, stimulant les propositions localisées, ciblées et concrètes. Un outil favorisant la délibération constructive et la convergence spontanée des idées. Un outil susceptible d’enrichir ou d’affiner la réflexion des élus, des urbanistes ou des techniciens locaux.

Quels thématiques les plus débattues ?

Pour rentrer un peu dans le contenu, intéressons nous maintenant aux chiffres concernant les sujets de préoccupation principaux, observés dans les deux villes :

ANALYSE QUANTI - MARS - GRAPH

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ANALYSE QUANTI - STRASB - GRAPH

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Les deux graphiques ci-dessus permettent de visualiser la répartition quantitative des idées des carticipants par thèmes (représentés par les couleurs) et sous-thèmes (représentés par les pictogrammes). Notez bien que la ventilation des thématiques et sous-thématiques n’était pas identique à Strasbourg et Marseille. La création d’une thématique « développement économique » à Marseille nous était notamment apparue comme indispensable au regard du contexte local, pour mettre en avant certains sujets (accueil d’entreprises, commerces…) , répartis d’une autre façon auparavant à Strasbourg.

Ces nuances n’empêchent pas d’esquisser quelques comparaisons. Tout d’abord, constatons que la préoccupation n°1 est la même à Marseille et à Strasbourg : C’est la thématique Transports/mobilités qui génère le plus de créativité des carticipants, et au sein de celles-ci, c’est d’abord – d’assez loin – la question des transports collectifs qui stimule le plus la réflexion.

L’analyse tenant compte du « cumul des votes » confirme ces impressions. Notons tout de même la différence de proportion entre Strasbourg et Marseille : à Strasbourg, ville fière de son réseau surdéveloppé de tram en site propre, le sujet capte 16% des idées et 14% du solde des votes positifs, tandis qu’à Marseille, ville au réseau de transport public notoirement sous-développé rapporté à la taille de l’agglomération, le sujet accapare près de 25% des propositions et 23,5% du solde des votes.

Tri des différentes sous-thématiques (pictogrammes sur Carticipe), selon le solde de vote favorables. NB : La thématique "orangée" ne couvre pas le même champ à Marseille (économie) et Strasbourg (action citoyenne et environnementale)

Tri des sous-thématiques (pictogrammes sur Carticipe), selon solde de votes favorables. NB : La thématique orange ne recouvre pas les mêmes sujets à Marseille (développement économique) et à Strasbourg (actions citoyennes/environnement). CLIQUEZ pour AGRANDIR.

Les centres d’intérêts prédominants diffèrent ensuite, entre Strasbourg et Marseille.

La capitale parlementaire européenne place les idées concernant le vélo en 2ème position ex-aequo, comme si sa « cyclabilité » reconnue appelait toujours plus d’amélioration. Il faut dire que la pratique strasbourgeoise du vélo parait hors norme d’un point de vue français, mais ne l’est pas du tout d’un point de vue transfrontalier (voir cet article d’Olivier Razemon, grand expert de la bicyclette urbaine). Les sujets n°2 ex-aequo sont : Si l’on tient compte du « nombre d’idées », celui concernant la construction neuve, qui semble prolonger la politique de développement intensif du logement entamée ces dernières années à Strasbourg ; Si l’on tient compte du meilleur cumul de vote, celui concernant les espaces publics, également en prolongement du réaménagmenet d’une vingtaine de places publiques ces dernières années

Du côté de la Métropole provençale, les carticipants placent la voiture, puis la culture, en 2ème et 3ème positions de leurs préoccupations en nombres d’idées. Ainsi l’ex-Capitale européenne de la culture semble avoir pris goût au « relèvement par la culture » de sa réputation comme de son économie. Quant à la place des préoccupations automobiles, il faut bien préciser que le pictogramme correspondant a largement été utilisé pour proposer une réduction de l’emprise des voitures. Même si les encouragements à achever certains axes routiers de contournement restent aussi présents, dans cette ville championne des embouteillages. Notons aussi que le vélo ou la nature et les plantations devancent l’auto si l’on regarde les scores obtenus au moyen des votes.

Le pictogramme « automobile » masque la même dichotomie à Strasbourg : il est beaucoup plus utilisé pour les idées défavorables à la voiture (souhaits de ralentissement et sécurité, réduction d’emprise, réduction des nuisances sonores ou visuelles…), que pour les quelques attentes exprimées en matière de stationnement ou d’axes de circulation.

On retiendra donc avec intérêt la place importante occupée, sur les deux cartes, par le cumul des propositions liées aux piétons, aux vélos et à l’amélioration des espaces publics : A eux trois, ces sujets d’adoucissement des voiries et espaces publics mobilisent 20 % des votes cumulés, sur 19% des idées à Strasbourg, et 16% des idées à Marseille.

 

Et pour une synthèse plus complète des idées des carticipants ?

A Laval, le travail autour de Carticipe ayant été effectué avec la ville et avec un budget plus conséquent, les citoyens peuvent désormais consulter une synthèse rédigée, fouillée et détaillée, globale et par sous-secteurs géographiques. Nous l’avons produite pour la ville, et elle sera intégrée en tant que « bilan de concertation » au dossier constituant le Plan Local d’Urbanisme.

Dans les deux cas que nous traitons ici, Strabourg et Marseille, la démarche reposait sur un partenariat « médiatique », avec des moyens réduits.  L’idée était donc de fournir des « synthèses sous forme d’articles de presse », en collaboration avec les deux médias locaux partenaires. Ainsi, nous n’avons pas les moyens ni le temps, pour le moment, de fournir une analyse plus détaillée, générale, transversale des 4500 contenus écrits et plus de 18 000 expressions sous forme de votes sur ces deux villes.

Pour autant, vous pouvez toujours, par vous-même :

  • aller retrouver les différents articles publiés par Rue89 Strasbourg et Marsactu ;

  • consulter les pages Facebook de Carticipe Marseille et Strasbourg 2028, où s’affichent de nombreuses publications reprenant les grandes tendances et bonnes idées

  • Enfin les cartes elles-mêmes restent disponibles, avec, pour Marseille, les différentes listes d’idées par thèmes et sous thèmes accessibles  (nous prévoyons une prochaine mise à jour permettant le même « listage » sur Strasbourg…)

Nous tenterons peut-être de compléter prochainement, ici-même, ce petit bilan par une « analyse transversale des grandes idées » qui émerge des 2 cartes. En attendant, pour les connaisseurs des contextes locaux, voici un bref aperçu de cinq « gros sujets transversaux » ou « idées collectives » qui nous ont frappés et nous paraissent surnager des débats « carticipatifs » et des innombrables bulles déposées dans les deux villes :

5 grandes idées transversales des carticipants pour Strasbourg :

1 – Développer l’offre TER en zone urbaine, avec des trajets traversants, plus fréquents et inclus dans les tarifs urbains, pour offrir un véritable réseau, complémentaire au Tram, mais orienté vers les trajets traversant l’agglo rapidement

2 – Réduire l’immense coupure autoroutière et ferroviaire qui morcelle la ville à l’ouest du centre-ville, par tous moyens : Constructions masquant les routes, paysage, murs antibruitsaménagements artistiques, pacification de la circulation

3 – Continuer à améliorer les places publiques, dans l’esprit des rénovations de places déjà menées par la ville récemment, et plus globalement, élargir la politique de piétonnisation et de cyclabilité aux grands axes et quartiers périphériques.

4 – Continuer à développer et améliorer l’offre culturelle – principalement muséale – notamment en lien avec l’importante économie touristique et de congrès de la ville

5 – Valoriser encore d’avantage les nombreux cours d’eau qui traversent Strasbourg, pour l’art de vivre comme pour le tourisme, par l’aménagement des quais comme par les équipements flottants

5 grandes idées transversales des carticipants pour Marseille :

1 – Revoir intégralement le réseau de bus, et pour se mettre à niveau des autres métropoles, développer par tous les moyens les transports en commun en site propre Bus, Tram, Tram-trains, Métro… et même bateaux , sans oublier de penser RER à l’échelle de la future Métropole Aix-Marseille-Provence, sans forcément attendre la construction d’une gare sous-terraine à 2,5 milliards d’€

2 – Rénover et développer les piscines – domaine actuellement sinistré – aussi bien que les baignades en eau de mer

3 – Mettre en valeur la corniche marseillaise – sur le plan touristique comme pour la promenade -, par tous moyens réalisables : Tram, pistes cyclables, dimanche sans voitures, accès aux rives…

4 – Offrir un début d’embryon d’ébauche de politique cyclable, et une place nettement plus grande aux piétons que ce soit par des rues piétonnes ou élargissements de trottoirs, dans une ville ou la voiture reste envahissante sur la chaussée et où les encombrements restent proverbiaux

5 – Poursuivre le renouveau de l’offre culturelle et artistique entamé en 2013 (Capitale européenne de la culture), sans oublier les cinémas, pour atteindre un rang digne d’une grande métropole, à même d’améliorer son image de marque, et donc son attractivité économique

Et si je veux analyser moi même toutes ces belles contributions?

En plus des deux cartes, toujours accessibles, nous vous offrons ici la possibilité de télécharger la base de données, des contributions à la mi-mai, pour que vous puissiez à votre tour effectuer des analyses informatisées, si le cœur vous en dit, ou simplement avoir un aperçu linéaire autrement que par la carte

Idées Carticipe – STRASBOURG 2028 – Mai 2014  (format xls)

Idées Carticipe MARSEILLE – MAI 2014 (format xls)

Vous pouvez même, grâce aux coordonnées géographiques, expérimenter si vous le souhaitez des « analyses socio-géographiques » cartographiées, comme ces quelques jolis exemples réalisés pour expérimentation par Benjamin Hecht avec le logiciel « Carto DB » :

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Une carte qui montre que les désavantages sociaux du nord marseillais n’empêchent pas la carticipation…

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Densité et centralité ont, par contre, une influence évidente sur la concentration des propositions…

 

 

Bonus : Petit comparatif avec LAVAL

(opération municipale Versus opération média indépendant)

Il est intéressant de comparer nos deux sites, avec quelques données concernant Laval en Mayenne, où Carticipe était mis en oeuvre en partenariat avec la municipalité durant 7 mois, dans le cadre de la procédure de révision du PLU. De ce fait, les moyens de communication et notre présence sur le terrain étaient proportionnellement sans comparaison, pour une ville beaucoup plus petite.

Comparaisons avec les données de l'expérience  à Laval (Mayenne), où l'implication de la municipalité a généré une participation bien plus importante...

Comparaison avec les données de l’expérimentation Carticipe à Laval (Mayenne), où l’implication de la municipalité accroît naturellement la participation…

A Laval, nos communiqués de presse, appuyés par la ville, ont été relayés dans de nombreux articles et dans différents médias (presse écrite, radios locales). La ville a également relayé l’information à de multiples reprises dans son journal municipal, ainsi que sur son site Web. De plus, nous avons participé à une réunion publique de lancement, puis animé 7 réunions de quartiers, pour expliquer l’outil et faire « carticiper » les habitants en direct. Nous avons, enfin, tenu un stand pendant tout un week-end aux côtés de la Ville lors d’un salon grand public local (Laval Virtual). Avec 347 inscrits par Internet et 120 contributeurs directs recensés lors des « réunions de carticipation » animées par nos soins, nous avons atteint plus de 460 participants à la concertation lavalloise. Selon que l’on rapporte ce chiffre à la population de la ville (50 000) ou de l’agglomération (75 000), on atteint un niveau de participation de l’ordre d’un habitant sur 100 à 160. Ce qui représente un « taux de pénétration » 6 à 10 fois plus élevé qu’à Strasbourg ou Marseille. Le nombre de contributions et l’audience du site à Laval, sont proportionnellement du même niveau d’intensité : plus de 1 100 contributions écrites, plus de 11 000 pages vues en 7 mois…

Doit-on en conclure qu’avec les mêmes moyens de com’ et d’animation de terrain – par exemple dans le cadre d’une concertation pour un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal – nous pourrions atteindre une participation proportionnellement équivalente dans des villes beaucoup plus grandes ? Ce qui équivaudrait à plus de 4 000 contributeurs actifs, par exemple, pour une concertation à l’échelle de la communauté urbaine de Strasbourg, ou plus de 16 000 à l’échelle de la future métropole Marseille-Aix ? Nous ne le saurons que le jour où l’occasion se présentera.

En attendant, la quantité de population qui s’exprime serait à coup sûr très supérieure à celle des débats publics ou concertations organisés avec des moyens traditionnels. Selon nos observations, la quasi totalité des concertations publiques attirent entre… 3 ou 4 et quelques dizaines de contributeurs pour des procédures basiques avec petite expo en mairie et simples registres, au mieux quelques centaines pour des procédures avec forte présence de terrain, communication de masse et réunions multiples.

Comme exemple récent d’une participation exceptionnellement élevée, citons la concertation sur la ligne 15 sud ou « ligne rouge » du métro Grand Paris, qui a récemment récolté 1702 avis du public. Mais elle concernait un bassin de population de plusieurs millions d’habitants en Val-de-Marne et Haut-de-Seine. De plus, elle les a obtenus en déployant des moyens de communication très conséquents : 21 réunions publiques, des campagnes d’affichage, un site web dédié, des animations en ligne sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, on ignore si les « avis » recueillis en banlieue parisienne sont le fait de 1500 personnes différentes, ou si plusieurs avis ont parfois été rédigés par la même personne. Dans ce cas, en considérant chaque « idée » ou chaque commentaire déposé sur Carticipe comme un « avis » , nous aurions déjà presque atteint  ces chiffres avec les 1 414 contributions écrites enregistrées à Marseille, ou dépassé avec les 2 434 avis exprimés à Strasbourg. Tout cela avec des moyens… rikiki ! Sans parler de l’expression au travers de notre système de vote par idées, qui permet à chacun de se reconnaître (ou non) dans les idées ou remarques déjà émises par un autre citoyen (voir chiffres détaillés plus haut). C’est pour cette raison que nous avons développé, depuis quelques temps, le concept de « gain de productivité démocratique » permis par notre outil et les démarches qui l’accompagnent.

 

(Article et graphiques plus haut : E. Hamelin. Carte : B.Hecht)

Revue de Presse de MARSACTU.fr

Lancé le 13 décembre 2013 en partenariat avec MARSACTU.fr, la démarche Carticipe MARSEILLE PROVENCE permet de collecter de nombreuses idées de citoyens sur l’avenir de la ville et de la future métropole.

Les suggestions émises par les carticipants feront l’objet d’une série d’articles par marsactu.fr.

Vous pouvez consulter les articles déjà parus en suivant ces liens :

Du vert, de l’art, de l’air : les carticipants pensent la ville à leur manière

Dans l’angle mort des projets transports

Marseille Carticipe, la démocratie à la carte

Carticipe, « un gain de productivité démocratique »

Kamel Bentahar, associé de Repérage Urbain, explique le principe et le fonctionnement de Carticipe Marseille

Kamel Bentahar, associé de Repérage Urbain, est revenu sur le principe et le fonctionnement de CARTICIPE à l’occasion du lancement de la plate-forme à Marseille en partenariat avec Mars Actu.

Lien vers l’article paru dans Mars Actu :

http://www.marsactu.fr/archi-et-urbanisme/carticipe-un-gain-de-productivite-democratique-32806.html

Vidéo réalisée par Mars Actu expliquant le fonctionnement de CARTICIPE :