Auteur : Eric Hamelin

Sociologue urbaniste, gérant de l'agence Repérage Urbain, co-concepteur de Carticipe

A lire : avis citoyen de la 2ème phase de concertation du PLUi de Grenoble Alpes Métropole

[Reproduction partielle du texte publié sur le site participation.lametro.fr]

Après plus d’un an et demi, 17 ateliers avec les habitants, autant de brigades de messagers*, et de Carticipe : la deuxième phase de la concertation s’est achevé. Celle-ci avait pour objectif de débattre sur les grandes orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD).

La consultation pour cette deuxième phase a eu lieu en deux temps : un premier temps de débat entre mai et juillet 2017 et un deuxième temps entre septembre et févier 2018.

  • Un premier débat portant sur « la consommation d’espace tout en accueillant de nouveaux logements » , « le renforcement des centralités des quartiers, faubourgs et villages » et « la mise en valeurs de l’environnement, des paysages et de la biodiversité à l’échelle de la métropole »
  • Suivi d’un deuxième portant sur « les commerces de proximité », « la mise en valeur des zones d’activités », « les modes doux », « l’adaptation de l’offre de stationnement aux contextes locaux » et « les risques naturels et technologiques ».

Durant ces deux temps de concertation, 433 contributions ont été déposées par les habitants. Celles-ci ont été analysées par les agents de la métropole puis remises aux habitants sous forme d’un rapport intitulé « avis citoyen ».

Pour lire cet « avis citoyen » de la 2ème phase de concertation, cliquez sur l’image ci-dessous :

*Groupes d’étudiants munis de tablettes connectées qui sont intervenus dans l’espace public, pour communiquer la démarche et les modalités de participation aux habitants. Ils ont également pu collecter des contributions qui ont été par la suite retranscrites sur Carticipe.

Carticipe Vannes : intégré à une démarche « phygitale » globale pour la coproduction d’un projet urbain

Dans le cadre d’un projet de transformation de la rive gauche du port de Vannes, en amont d’un appel public à projet auprès de promoteurs, la ville a fait appel à l’équipe de Repérage Urbain pour la mise en oeuvre d’un processus de concertation complet, qui permette de faire émerger les éléments d’un programme urbain consensuel. L’ambition de la commune était de faire participer un public plus large que celui des seuls riverains. Le périmètre de réflexion s’étendait sur environ 40 000 m² de friches portuaires mutables, et sur 1,6 km linéaire de berges au total !

La démarche proposée par notre équipe incluait la mise en oeuvre d’un outil Carticipe-Debatomap’, enrichi de diverses formes d’ateliers participatifs d’urbanisme et de temps de restitution publique.

Dans un premier temps, les sociologues urbanistes de Repérage Urbain ont analysé le contenu de 235 questionnaires précédemment récoltés par la ville, lors d’une phase de pré-consultation. Cette analyse a permis de cadrer les thèmes et sujets précis à mettre prioritairement, en débat sur la plateforme Carticipe-Debatomap’, comme dans les ateliers participatifs.

 

 

Sur un temps de débat d’environ trois mois, l’équipe de Repérage Urbain a conçu trois dispositifs d’animations en plein air et en salle (voir photos ci-dessous), allant du diagnostic aux esquisses de programmation urbaine avec les habitants.

 

Ces temps d’échange ont été retranscrits sur la plateforme, prouvant une nouvelle fois que la démarche « phygitale » (aller-retour entre les démarches physiques et la concertation numérique) est très fructueuse pour nourrir la créativité, trouver des compromis, et mieux intégrer la parole des publics peu mobilisés.

Report et synthèse des ateliers en plein air

Report et synthèse des ateliers en plein air

 

Quelle suite pour la concertation ? Un cahier des « attentes » destinés aux futurs opérateurs urbains

Le rapport final de concertation fut intégralement rédigé par Repérage Urbain. L’équipe a analysé le contenu des contributions des internautes ainsi que celles des participants aux ateliers (plus de 500 personnes au total !).

Les démarches de concertation menées du printemps à l’automne 2017 ont permis de faire émerger des idées, des propositions, des avis parfois convergents, parfois divergents, de la part des vannetais. Ce sont ces différents souhaits et expressions qui ont été synthétisés, le plus fidèlement possible, dans le « cahier des attentes ».

Il a ensuite été présenté au public par notre équipe, lors d’une réunion publique de clôture de la phase de concertation.

Extrait du « Cahier des attentes » produit par Repérage Urbain en conclusion de la concertation. Pour consulter l’intégralité du document, suivez ce lien : Cahier des attentes sur le site de la Ville de Vannes

 

Article Ouest-France suite à la réunion publique de cloture

Ce cahier des « attentes » est destiné à être remis aux candidats à un « appel à projet » qui aura lieu courant l’année 2018 :

Il s’agira pour des groupements d’opérateurs urbains, constitués de promoteurs, architectes, paysagistes et autres  partenaires commerciaux, de remettre des propositions d’aménagements complètes pour le site, incluant les principales attentes des citoyens et de la ville.

Le lauréat sera désigné au printemps 2019.

Pour plus d’information concernant la suite de ce projet, suivez ce lien :

https://www.mairie-vannes.fr/vannes-citoyenne/grands-projets/amenagement-de-la-rive-gauche-du-port/

 

Chiffres clés de l’opération:

Nombres de participants à la concertation estimé à plus de 500 participants au total  : plus de 120 participants cumulés aux 3 ateliers, plus de 200 présents à chacune des réunions publiques, plus de 250 personnes inscrites sur Carticipe.

Pages vues sur Carticipe : + de 23 000

Idées et commentaires sur la carte :  + de 320

Total des votes : + de 2500

Carticipe Melun-Val de Seine : Un débat en deux temps autour du Schéma de Cohérence Territorial et du Plan Local de Déplacement

A l’occasion de la concertation sur l’élaboration du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) et du PLD (Plan Local de Déplacement, déclinaison locale du Plan de Déplacement Urbain de l’Ile-de-France) la Communauté d’Agglomération Melun Val-de-Seine a fait appel à l’équipe Repérage Urbain, pour mettre en place un outil Carticipe/Debatomap’, en vu d’accroître la portée de sa démarche de concertation.

Ce fut un débat en deux temps : Lors des 3 premiers mois, en phase de diagnostic, les habitants ont pu s’exprimer librement autour de diverses thématiques (habitat, environnement, économie, loisirs, déplacements…). Puis, lors d’une deuxième étape de deux mois, ils ont été invités à s’exprimer de façon plus cadrée sur les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), qui étaient représentées sur la carte par une série d’exemples localisés.

Ainsi, durant la deuxième phase, les habitants pouvaient laisser des commentaires et des votes sur les 3 grands axes du PADD déclinés en 29 objectifs localisés sur des secteurs représentatifs de ces enjeux  à l’échelle de l’agglomération.

C’est notre troisième Carticipe/Debatomap’ qui développe le principe d’un débat en deux temps, avec l’utilisation d’un deuxième onglet cartographique sur l’interface, après deux expériences précédentes sur la ligne Nouvelle Paris-Normandie et sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal de Grenoble-Alpes Métropole.

1ère phase : Débat autour de diverses thématiques définies en amont avec l’agglomération

2ème phase : débat autour de 29 objectifs illustrant les orientations du PADD proposés par l’agglomération

 

Les piliers d’un « bon » rapport de concertation : Thématique, Transversal et Territorial

La démarche a donc fait l’objet de deux rapports-bilan, réalisés après les phases diagnostic puis PADD, qui avaient pour objectif d’enrichir le travail des équipes de l’agglomération, et de confirmer ou pas certaines intuitions des urbanistes, ainsi que d’amener de nouvelles pistes de réflexions.

Les propositions des habitants ont été analysées par notre équipe de façon quantitative et qualitative, par thématiques puis par secteurs géographiques.

Ci-dessous, voici quelques extraits du bilan de la phase diagnostic, qui est consultable dans son intégralité sur le site de l’intercommunalité : Rapport bilan complet

Bilan quantitatif et cartographique des contributions durant la phase diagnostic

Bilan quantitatif et cartographique de la thématique « mobilités douces »

Analyse du contenu des contributions et identification de sujets consensuels ou de débattus

Et la suite ? 

Durant l’années 2018, l’agglomération de Melun-Val-de-Seine poursuivra l’élaboration du SCOT et du PLD. Début 2019, le projet de SCOT sera présenté au conseil communautaire.

Quelques chiffres clés :

Pages vues pendant les deux périodes de concertation : 40495

Carticipants (visiteurs inscrits) au total : 351

Idées déposées sur la carte : 468

Commentaires : 347

Total des votes : 2601

Pour plus d’information sur cette opération ou si vous souhaitez lire le bilan de la phase diagnostic :

http://www.melunvaldeseine.fr/L-Agglo-en-actions/Amenagements-urbains/Schema-de-Coherence-Territoriale-SCoT

 

Opération « Envies de Loire » – Publication du « Carnet des envies »

Une large consultation du public sur leurs « envies pour la Loire »

L’agence d’urbanisme de Tours (ATU 37) et la métropole de Tours souhaitaient, début 2017, associer la population à la mise en oeuvre d’un concours international d’idées sur la Loire intitulé « Envies de Loire », qui devait être lancé auprès de concepteurs paysagistes au cours de l’année.

L’agence d’urbanisme a ainsi fait appel, en amont du lancement du concours, aux sociologues urbanistes de Repérage Urbain, pour définir et mettre en oeuvre un outil Cartipice/Debatomap, afin d’inviter les habitants de l’agglomération à partager et débattre librement de leurs « envies » concernant les aménagements de la Loire et de ses berges.

Les habitants ont pu s’exprimer de mai à septembre 2017, au travers de diverses thématiques comme la « Loire nature », la « Loire urbaine », les « Parcours de Loire », la « Loire sportive et ludique » la « Loire active et animée », sur la carte participative et sociale dédiée enviesdeloire.carticipe.com .

La participation citoyenne a été assez conséquente, avec les quelques chiffres clés de cette consultation en ligne que voici :

  • 792 contributeurs inscrits
  • 648 Idées et 441 commentaires déposés sur la carte
  • 7 804 votes au total sur les différentes idées
  • 78 278 pages vues au totale

Le carnet des envies : fruit d’une collaboration avec l’agence d’urbanisme locale

Extrait de l’analyse sémantique des contributions

Les sociologues urbanistes de Repérage Urbain ont, en fin d’opération, réalisé une analyse sémantique du contenu de l’ensemble des 1089 contributions citoyennes (idées et commentaires). Ils ont ainsi produit une grille d’analyse croisée accompagnant les données quantitatives, structurée par sujets, sous-sujets et par nombre d’occurrences (ci-contre, un extrait de l’analyse). Ces supports d’aides à la synthèse ont ensuite été transmis à l’agence d’urbanisme de Tours qui a, sur cette base, produit et mis en forme la synthèse générale de la consultation.

Intitulé « carnet des envies », ce document de restitution de la consultation a été rendu public en décembre 2017, puis transmis aux équipes candidates au concours international « Envies de Loire », afin de leur servir de source d’inspiration.

Voici, ci-dessous, quelques extraits de ce beau document illustré, et pour consulter le document en entier, c’est ici : http://www.atu37.org/Download/pdf/Carnet-envies-de-loire.pdf

 

Bilan quantitatif des idées et votes par thématique

Liste des  » grands  » sujets émergents par thématiques de débats sur Carticipe/Debatomap’

 

 

Revue de presse Nationale

Revue de presse regionale

 

Innovation ! Deux sites Carticipe interconnectés

Innovation ! Suite à la demande de Grand Paris Sud Est Avenir (Etablissement qui regroupe des communes du Grand Paris en Val de Marne) de transférer » la structure du site Carticipe Climat Val-de-Marne sur le territoire T11 du Grand Paris, l’équipe de Repérage Urbain a développé l’option « sous-domaine ». La nouvelle carte participative Sud Est Avenir est alors un sous-domaine de la plateforme « Climat Val-de-Marne ».

Plusieurs cartes ayant une même structure et une base de donnée « imbriquée » : Une carte générale et des cartes de « sous-territoire »

Cette nouvelle fonctionnalité de Carticipe permet de croiser les données collectées sur une nouvelle plateforme, tout en conservant l’ensemble de fonctionnalités ainsi que l’arborescence des thèmes et sous-thèmes prédéfinis sur la plateforme d’origine.

Le nouveau site a ainsi pour objectif de décliner le débat sur les actions à mener en faveur du climat, sur un périmètre plus réduit que celui du département de Val-de-Marne. Les internautes ont tout de même la possibilité de consulter les contributions à l’échelle du département en faisant un clic sur le logo « Val de marne en mouvement pour le climat » (voir image ci-dessous). Tandis que chaque action ajoutée à l’échelle du sous-territoire, remontent simultanément sur la carte départementale.

Nombreux usages envisageables : Conseils de quartiers, PLUi…

Nous imaginons plusieurs usages possibles de cette nouvelle fonctionnalité, par exemple pour décliner des actions de concertation menées par des conseils de quartiers au sein d’une grande  ville, ou pour décliner par communes la concertation d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal…  D’autres possibilités, nombreuses, restent à imaginer ensemble !

Point d’étape sur la démarche Carticipe « Inventons Avignon 2030 »

Lancée en Mai 2016, la démarche de concertation pour la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’Avignon, approche de la fin de sa phase « diagnostic». Au cours de ces 7 mois de débat animé par Repérage Urbain, le public local était invité à s’exprimer très largement et librement, grâce à la mise en place d’un site Carticipe et à l’organisation de 9 réunions publiques « carticipatives ».

Pour rappel, le « PLU » a l’ambition de définir, pour la quinzaine d’année à venir, les grandes orientations d’aménagement urbain et de développement durable, les « orientations particulières d’aménagement » sur un certain nombre de projets urbains précis et, très concrètement, devra déterminer les règles d’urbanisme et d’occupation du sol sur l’ensemble de la commune.

En ce début d’année, nous pouvons donc esquisser quelques premiers éléments de bilan.

Avignon - 2016 - Atelier de carticipation

Depuis le printemps 2016, parallèlement au lancement du site Carticipe  inventons-avignon-2030.fr, quatre « réunions participatives de lancement » ont été organisées aux quatre coins de la ville, avec mise en œuvre de notre méthode de « carticipation par tablées ». Assis autour de grandes tables couvertes de larges cartes de la ville, les participants étaient invités à exprimer leurs attentes ou leurs visions sur les différents thèmes du PLU, avec des vignettes autocollantes reprenant la forme, les couleurs des « bulles », et enfin les pictogrammes de Carticipe. L’ensemble des contributions étaient ensuite restituées par notre équipe, sur le site en ligne.

Avignon - 2016 - réunion publique thématique - votes sur les "affiches-idées" produites par les participants

Ateliers thématiques avec votes sur « affiches-idées »

Avignon - 2016 - ateliers thématiques

La démarche participative s’est poursuivie et approfondie à l’automne, avec l’organisation de quatre ateliers thématiques, où les participants étaient invités à débattre par grandes tables de 8 à 10 personnes, et à produire une à trois « affiches-idées » collectives sur le thème du jour, sur lesquelles l’ensemble des participants étaient ensuite invités à voter. Les contenus des propositions et des votes étaient ensuite reportés par notre équipe sur Carticipe.

Ainsi, à ce jour, on compte plus de 700 participants aux débats sur le PLU d’Avignon, dont :

  • 361 internautes se sont inscrits sur  le site Carticipe (début janvier 2017)
  • Environ 220 personnes ont participé aux 4 réunions de lancements du printemps
  • Environ 160 personnes ont participé aux 4 réunions thématiques de l’automne

Au total, plus de 900 contributions écrites ont été collectées : 535 idées (bulles) et 429 commentaires ont été déposés sur le site Carticipe inventons-avignon-2030.fr, dont

  • 302 idées (bulles) et 321 commentaires ont été mis en ligne directement par les internautes :
  • 233 idées (bulles) et 108 commentaires ont été collectées en réunion (au printemps et à l’automne), puis reportées par Repérage Urbain sur le site Carticipe

De plus, 2860 votes ont été comptabilisés sur ces différentes idées et, enfin, le site a enregistré plus de 31 700 pages vues par plus de 5600 personnes différentes.

Les graphiques ci-dessous nous permettent de dresser quelques premiers constats sur ces nombreuses contributions collectées :

graph-themes-avignon-janvier-2017-final-correction

Idées déposées sur Carticipe, par thèmes et par pictogrammes. (Cliquez pour aggrandir)

stats-avignon-par-themes-commentaires-votes

Nombres d’idées, de commentaires et votes cumulés, par thèmes et pictogrammes. (Cliquez pour aggrandir)

 

 

 

 

 

 

 

À l’instar de ce que nous avons constaté lors d’autres démarches, la thématique des mobilités et des déplacements est celle qui a le plus alimenté les débats : 200 idées ont été rédigées sur ce thème, soit 37.5% du nombre total d’idées (535). Le thème a également recueilli 178 commentaires et plus de 800 votes. Dans cette masse, celles décrivant des préoccupations de « mobilités douces » et de « cohabitation des modes de déplacements », nombreuses, dessinent une volonté assez large de rendre l’ensemblre de la ville plus accueillante aux piétons et au vélos, y compris « hors les murs », le long des axes traversants les vastes faubourgs extérieurs aux remparts de la vieille ville.

La deuxiéme thématique la plus mobilisatrice sur Avignon a été celle de « l’environnement » au sens large, avec 110 idées (20,5% du total) portant sur les zones naturelles, les espaces verts ou encore l’énergie. On y a vu notamment émerger une forte préoccupation pour la préservation de la « ceinture verte » agricole de la ville  et des vastes espaces naturels fluviaux encore présents autour du Rhône et de la Durance. Les contributions suggèrent par exemple de préserver des « corridors écologiques », tout en y pronant certains aménagements visant à en faire des « poumons verts » au profit des citadins, ou encore à favoriser « l’agriculture de proximité ».

La troisième thématique la plus utilisée a été celle de l’urbanisme et de l’habitat (87 idées). On peut notamment y relever, parmi les idées faisant largement consensus, de fortes préoccupations pour la résorption de l’habitat vacants, problème très prégnant dans le centre historique.

Enfin, les thématiques de l’économie et du commerce d’un côté, de la culture, des loisirs et des services de l’autre, ferment la marche, avec d’intéressantes convergences à souligner entre ces deux grands thèmes , au travers d’idées collectives produites lors des ateliers thématiques prônant notamment le développement de « l’économie culturelle » et la création de « quartiers créatifs ». Avignon est ainsi invitée par ses habitants à tirer le meilleur parti de son « aura culturelle » incontestable…

 

 

 

Carticipe à Saint-Jean-de-Luz… : premier bilan

Communication 9

CARTICIPE® a été lancé en décembre 2014 par la Ville de Saint-Jean-de-Luz, dans le but d’animer un débat sur le thème du développement culturel de la ville, avec comme débouché l’exploitation des contributions lors d’ « assises de la culture », prévues fin janvier avec tous les professionnels et amateurs.

L’idée d’utiliser Carticipe sur des thématiques strictement culturelles était originale et inattendue pour nous (l’équipe Repérage Urbain, créateurs de Carticipe). Avec une vraie curiosité de notre part, quant à la capacité de notre outil à favoriser une mobilisation des contributeurs, sur un tel sujet particulier, dont certaines dimensions ne sont pas particulièrement géolocalisables (temporalité des animations, diversité de l’offre culturelle, programmation…).

Les résultats de la démarche, notamment sur le plan quantitatif, nous ont ainsi clairement surpris !

Carticipe Saint Jean de Luz

S’appuyant sur quelques recommandations stratégiques en matière de communication, la ville a développé une communication massive et multisupports : panneaux publicitaires, journaux, sites web, réseaux sociaux, courriels… Elle a été bien relayée par la presse locale,  et a su de la sorte mobiliser près de 400 carticipants, inscrits sur le site, qui ont produit 322 contributions (idées et commentaires) enrichie de 1460 votes.

Terrain 6a Communication 9b Terrain 6b

Les animateurs des assises de la culture ont ainsi pu s’appuyer sur une riche base de données de contributions que nous leur avons ensuite fournie, pré-structurée selon les grands thèmes de débat prévus, et par types de domaines culturels.

Le site a par ailleurs généré plus de 20 000 pages vues.

Ces chiffres sont considérables pour une commune de seulement 13 000 habitants !

Statistiques Carticipe

Pour des comparaisons chiffrées avec d’autres villes, voir notamment cet article.

Plus d’infos sur le déroulement de ces assises sur le site de la mairie : http://www.saintjeandeluz.fr/Culture.2183.html

… et dans la presse : http://www.sudouest.fr/2015/01/22/saint-jean-de-luz-des-ateliers-pour-terminer-les-assises-de-la-culture-1805762-4018.php

 

A Differdange au Luxembourg, la concertation change aussi avec Carticipe

Depuis le 1er décembre, la ville de Differdange a engagé une concertation invitant les habitants à proposer leurs idées pour l’élaboration du Plan d’Aménagement Général (PAG), équivalent luxembourgeois du Plan Local d’Urbanisme (PLU) français.

Tract 2-Carticipe Differdange Tract 1-Carticipe Differdange

Cette concertation s’articule autour de la plate-forme Carticipe (sous l’intitulé differdangechange.lu ) dont les principales fonctionnalités ont été traduites en allemand spécialement pour l’occasion. De plus, un blog relaie les principales actualités et des ateliers créatifs et des balades urbaines seront mis en oeuvre courant 2015 pour inviter les habitants à transmettre leurs idées d’amélioration pour leur ville.

Capture 8 dec - Carticipe Differdange

Cette initiative est portée par la Ville, avec l’appui de l’association luxembourgeoise 4motion et de l’agence Kaléido’scop, spécialisées toutes deux dans le champ de l’éducation et de l’animation de démarches participatives. L’opération globale de concertation et d’animations, prévue par ces différentes partenaires autour de l’outil Carticipe, vise à offrir aux 23 500 habitants de cette ville moyenne des possibilités inédites de s’exprimer et de débattre sur le devenir de leur territoire, jusqu’en milieu d’année 2015.

Après quelques jours de mise en ligne, alors que les animations publiques n’ont pas encore commencé, des idées variées ont d’ores et déjà été postées sur la carte. Et parmi elles, certaines témoignent de la créativité ainsi que des préoccupations des differdangeois. Comme l’idée d’implanter des espaces de relaxation en forêt (illustration ci-dessous), l’idée d’aménagements légers pour verdir les pieds d’arbres, ou encore la conservation d’une tour de bureau désaffectée, représentative de l’architecture des années 1970 et de la métallurgie (Tour Hadir).

idée relax - differdange

D’autres idées sont et seront à découvrir sur differdangechange.lu, et nous ne manquerons pas de publier de nouvelles actualités sur ce projet !

Carticipe à la Radio ! (et autres médias audiovisuels)

Carticipe a fait l’objet de nombreux articles de presse, mais a également été évoqué, décrit, voire décortiqué, sur différents médias audiovisuels.

Llogo FRANCE CULTUREe dernier épisode en date est l’émission « Modes de vie, mode d’emploi » diffusée le 3 novembre 2014 sur FRANCE CULTURE, avec une interview en deux parties d’Eric Hamelin (Repérage Urbain) expliquant les concepts et les principes d’utilisation de l’outil CARTICIPE dans différentes villes telles que Montpellier, Strasbourg, Marseille

A réécouter ici : FRANCE CULTURE – novembre 2014

europe1Auparavant, en août 2013, dans une interview sur EUROPE 1, le Maire de Laval décrivait tous les intérêts du concept dans le cadre de la démarche relayée sur toute la ville de débat urbain intitulée « Laval 2021 ».

A réécouter ici : EUROPE 1 – Aout 2013

En septembre de la même année, ALSACE 20 TV nous faisait l’amabilité de détailler très précisément le fonctionnement et les objectifs de l’opération Carticipe Strasbourg 2028 :

Enfin, en décembre 2013, notre partenaire pour Carticipe Marseille, le journal en ligne MARSACTU, publiait également une vidéo explicative ou « tutoriel » de l’outil, pour faciliter  :

… et diffusait dans la foulée un long dialogue entre Julien Vinzent (Marsactu) et Kamel Bentahar (Repérage Urbain) sur le thème du « gain de productivité démocratique » visé par un outil tel que Carticipe :

En complément de tous ces médias, vous pouvez également écouter cette belle discussion entre Eric Hamelin (Repérage Urbain) et Michel Cantal-Dupart (architecte urbaniste et doyen de la chaire urbanisme au CNAM) lors d’une conférence-débat organisée en juin 2014 à Evry par l’association SIANA / L’imaginaire des nouvelles technologies :

Conférence-débat intitulée « Nouvelles modalités de co-construction de l’espace urbain à l’heure du numérique » (Cliquez puis piste audio numéro 2)

Avec Eric Hamelin (Repérage Urbain / Carticipe), Michel Cantal-Dupart (CNAM) et Géraldine Ajax (AFTRP)

Carticipe à Montpellier et dans la 3ème ville du Luxembourg (Differdange) !

Nous venons de mettre en oeuvre, en l’espace d’une poignée de semaines, 2 nouvelles applications locales de Carticipe.

La première a été lancée à Montpellier le 10 octobre, dans le cadre de la Foire internationale de la ville, et utilisée pour le moment pendant 10 jours en démonstration, sur le stand de la municipalité qui était cette année dédié à la thématique citoyenne. Les visiteurs-citoyens de la Foire, étaient invités à déposer leurs suggestions et commentaires en direct, sur fond de carte, assistés par des hôtesses préalablement formées par un de nos chefs de projets au maniement et aux concepts essentiels de Carticipe.

Carticipe Montpellier

Carticipe Montpellier, mis à la disposition du public durant la Foire internationale sur le stand de la municipalité

Carticipe - Mis à la dipsotion du public sur 3 postes informatiques et un écran géant, lors de Foire de Montpellier (Stand élaboré par l'agence Anatome, Marseille)

Trois postes informatiques et un écran géant, accessibles aux visiteurs-citoyens, sur un joli stand élaboré pour la ville par l’agence Anatome (Marseille)

La deuxième application sera lancée dans très peu de temps à Differdange, 3ème ville du Luxembourg, dans le cadre d’un débat public large organisé en amont de la révision du « PAG », équivalent luxembourgeois du Plan Local d’Urbanisme français. Ainsi, Carticipe s’internationalise, et se met à parler allemand (et même à être « trilingue » à la façon luxembourgeoise, c’est à dire avec un mélange des 3 langues officielles du pays).

Dans le cadre du débat public "Differdange Change"

Carticipe Differdange (Luxembourg) -Dans le cadre du débat public à venir « Differdange Change »

Les adresses de connexions seront bientôt rendues publiques et diffusées.

Nous avons – comme à notre habitude – profité de ces deux nouvelles éditions pour compléter et améliorer les fonctionnalités de notre outil, avec, cette fois :

  • Intégration d’une fonction « partager » pour chaque bulle d’idée soumise par les citoyens, de façon à ce que chacun puisse plus aisément faire l’autopromotion de ces propositions sur les réseaux sociaux
  • Intégration d’un onglet « trouver une adresse » pour que les carticipants qui se repèrent mieux par les noms de rues que sur fond de plan, puissent plus facilement localiser leurs idées.
    Cette évolution est directement dictée par les expériences de « carticipation en direct », que nous avons effectuées sur le terrain, avec un public pas toujours bien familiarisé avec la géographie locale.

D’autres nouvelles seront à suivre, bientôt !

Carticipe Strasbourg et Marseille : Petit bilan quantitatif comparé

Cette fois, ça y est, tous les tours d’élections municipales et communautaires locales sont bien terminés. La mise en place à Strasbourg et Marseille de notre outil cartographique de débat sur l’aménagement de la ville « CARTICIPE », à titre expérimental, a généré des contenus et des débats riches et intéressants pendant les mois de campagne. Nos partenariats exclusifs avec www.rue89strasbourg.com et www.marsactu.fr ont permis de faire connaître l’expérience à bon nombre d’électeurs, et à la plupart des candidats. Ces derniers ne se sont pas privés de puiser dans cette source un certain nombre d’idées apparaissant comme populaires, pour nourrir leur programme. Et c’était le but !

Alors que la poursuite et l’évolution de ces expériences sont actuellement en discussion – notez que les deux sites resteront actifs au moins jusqu’à fin juin – , établissons un petit bilan chiffré et comparé. Voici le « Carti-match » Strasbourg – Marseille …

Carticipe Strasbourg - Marseille - comparaisons

Caputres d’écran des deux sites Carticipe

Combien de « carticipants » ?

Relevons, tout d’abord, quelques grands chiffres sur le niveau de participation et d’implication des internautes-citoyens sur les sites Carticipe des deux métropoles, à la mi-mai :

A Strasbourg, 828 internautes sont devenus « carticipants » en se créant un compte sur le site. Ce qui représente tout de même – en toute hypothèse – plus d’un habitant sur mille à l’échelle de toute l’aire urbaine de Strasbourg. Pour illustration, l’échantillon est bien supérieur en taille à tous les « sondages » réalisés au niveau local dans le cadre des élections municipales. Le tout avec des moyens de communications somme toute modestes jusqu’ici, puisque nous ne nous sommes appuyés que sur un seul média en ligne – Rue 89, qui a publié 8 articles au total -, ainsi que sur un minimum de communication « virale » (via courriel et réseaux sociaux).

A Marseille, avec les mêmes armes limitées de communication, nous en sommes pour l’instant au chiffre moindre de 443 carticipants. Mais il faut rappeler que le site à démarré nettement plus tard : mi-décembre 2013, contre fin aout 2013 à Strasbourg, soit à peu près 5 mois d’ancienneté contre 8,5. Il n’en reste pas moins que, là aussi, nous égalons ou dépassons le nombre de participants aux sondages locaux et surtout à la plupart des procédures de concertation publique. Tout cela avec 4 articles publiés dans marsactu , un peu de promotion sur Facebook et de la communication en réseau, avec des contacts personnels un peu moins nombreux pour nous en Provence qu’en Alsace. 

Par ailleurs, le bassin de population que nous avons réussi à atteindre à Marseille, parait sensiblement équivalent à celui de Strasbourg, puisque – malgré nos ambitions de départ d’étendre le débat à l’ensemble de la future métropole Aix-Marseille – la « carticipation » est pour l’instant restée cantonnée à la ville de Marseille pour l’essentiel, soit un bassin de 850 000 habitants. Alors qu’à Strasbourg, nous atteignons entre 20 et 30 % de carticipants résidant dans des communes de l’aire urbaine environnante (si l’on se fie à l’échantillon de ceux qui ont bien voulu remplir la case « Commune de résidence », une minorité, car notre parti pris était de ne pas rendre cette information obligatoire pour faciliter les inscriptions). Soit 760 000 habitants pour la rive française de cette aire urbaine franco-allemande… et un poil plus si l’on tient compte du petit échantillon de citoyens qui a contribué depuis la banlieue allemande de Strasbourg (Kehl), malgré notre échec (provisoire) à mettre en place une version bilingue avec traduction automatique !

Statistiques Carticipe Marseille

Fenêtre « statistiques » du site marseillais

Combien de « cartispectacteurs » ? (Audience)

En termes d’audience, les deux sites ont touché un public beaucoup plus large que les seuls carticipants inscrits :

Près de 40 000 pages vues par plus de 12 000 personnes à Strasbourg en 8 mois et demi, et plus de 24 000 pages vues par plus de 8000 personnes en 5 mois à Marseille.  Les propositions déposées sur la carte ont donc intéressé en moyenne 15 « curieux » pour 1 contributeur actif. Notons que les deux sites atteignent un public équivalent en rythme mensuel: 4 700 pages par mois à Strasbourg, contre 4 800 à Marseille.

Sachant que toute cette opération Strasbourg-Marseille a été mise en place en tant qu’objet purement médiatique, sans partenariat avec les mairies étant donné le contexte pré-électoral, et donc sans aucune garantie pour les citoyens que leurs idées postées auraient une quelconque influence sur les politiques locales, tous ces chiffres sont tout de même réconfortants : Cela signifie que de nombreux citadins s’intéressent à l’aménagement de leur ville, et à des sujets souvent réputés « compliqués » ou « techniques » ! Et les plus motivés sont même capables de s’exprimer et d’enrichir la réflexion urbaine de façon constructive et totalement gratuite, c’est à dire sans garantie d’être écoutés par des responsables locaux. Il suffit apparemment qu’on leur offre une tribune adaptée et expressive, avec un minimum de visibilité, c’est à dire avec la simple garantie d’être lus au moins par une petite part de leurs concitoyens.

Exemple de contenu déposé par un carticipant, et ayant reçu les votes de nombreux autres...

Exemple de contenu déposé par un carticipant, et ayant reçu les votes de nombreux autres…

Quels niveaux de « carticipation » ?

Toujours sous un angle quantitatif, regardons de quelle manière les carticipants ont contribué.

Le niveau d’implication le plus facile, pour un « carticipant », consiste à voter pour ou contre des propositions déposées par d’autres. 11 840 votes ont ainsi été enregistrés à Strasbourg, soit une une moyenne de près de 18 votes par carticipant inscrit. A Marseille, nous en sommes après 5 mois à 6 660 votes, soit une moyenne un peu plus faible de 15 votes par carticipant, mais rapporté à la durée, le « rythme mensuel » de clics par personne est à l’inverse légèrement plus élevé.

Un niveau d’engagement plus actif consiste à déposer une idée ou à émettre un commentaire sur l’idée d’un autre. Au total,  2 434 contributions rédigées de ces deux types ont été déposées à Strasbourg, contre 1 440 à Marseille à ce jour. Soit un niveau presque identique dans les deux villes, si on calcule la moyenne mensuelle : environ 288 contributions par mois pour Marseille, contre 286 par mois pour Strasbourg !

Dans le détail, il s’agit à Strasbourg de 1 760 commentaires émis par 188 carticipants différents, et de 674 idées déposées sur la carte par 173 internautes différents. Les interventions des marseillais se décomposent, elles, en 951 commentaires produits par 118 internautes différents, et en 463 idées émises par 108 carticipants différents. Comme ce ne sont pas toujours les mêmes qui déposent les idées et font les commentaires, notons qu’il y a au total 249 carticipants créatifs à Strasbourg (qui ont déposé des contributions écrites, idées ou commentaires), et 158 rédacteurs actifs du même type à Marseille. On peut donc constater le niveau d’engagement suivant : 1 inscrit sur 3,3 contribue par écrit à Strasbourg, et un peu plus de 1 sur 2,8 à Marseille… Soit en moyenne à peu près 1 inscrit sur 3 qui rédige des avis, les autres se contentant de voter, ce qui n’est pas rien non plus.

Ces chiffres pourraient ainsi faire taire ce commentateur dubitatif, sur Facebook, qui nous gratifiait de cette remarque : « C’est mignon tout ça, mais ce n’est pas représentatif, car sur ce genre de site ce sont toujours les mêmes 10 personnes qui interviennent »… Ajoutons que notre objectif avec cet outil n’était aucunement de créer un « sondage représentatif » des opinions de la population. Il s’agissait plutôt de mettre à disposition une « boîte à idées » collaborative, structurée et attrayante, stimulant les propositions localisées, ciblées et concrètes. Un outil favorisant la délibération constructive et la convergence spontanée des idées. Un outil susceptible d’enrichir ou d’affiner la réflexion des élus, des urbanistes ou des techniciens locaux.

Quels thématiques les plus débattues ?

Pour rentrer un peu dans le contenu, intéressons nous maintenant aux chiffres concernant les sujets de préoccupation principaux, observés dans les deux villes :

ANALYSE QUANTI - MARS - GRAPH

Cliquez pour agrandir

ANALYSE QUANTI - STRASB - GRAPH

Cliquez pour agrandir

Les deux graphiques ci-dessus permettent de visualiser la répartition quantitative des idées des carticipants par thèmes (représentés par les couleurs) et sous-thèmes (représentés par les pictogrammes). Notez bien que la ventilation des thématiques et sous-thématiques n’était pas identique à Strasbourg et Marseille. La création d’une thématique « développement économique » à Marseille nous était notamment apparue comme indispensable au regard du contexte local, pour mettre en avant certains sujets (accueil d’entreprises, commerces…) , répartis d’une autre façon auparavant à Strasbourg.

Ces nuances n’empêchent pas d’esquisser quelques comparaisons. Tout d’abord, constatons que la préoccupation n°1 est la même à Marseille et à Strasbourg : C’est la thématique Transports/mobilités qui génère le plus de créativité des carticipants, et au sein de celles-ci, c’est d’abord – d’assez loin – la question des transports collectifs qui stimule le plus la réflexion.

L’analyse tenant compte du « cumul des votes » confirme ces impressions. Notons tout de même la différence de proportion entre Strasbourg et Marseille : à Strasbourg, ville fière de son réseau surdéveloppé de tram en site propre, le sujet capte 16% des idées et 14% du solde des votes positifs, tandis qu’à Marseille, ville au réseau de transport public notoirement sous-développé rapporté à la taille de l’agglomération, le sujet accapare près de 25% des propositions et 23,5% du solde des votes.

Tri des différentes sous-thématiques (pictogrammes sur Carticipe), selon le solde de vote favorables. NB : La thématique "orangée" ne couvre pas le même champ à Marseille (économie) et Strasbourg (action citoyenne et environnementale)

Tri des sous-thématiques (pictogrammes sur Carticipe), selon solde de votes favorables. NB : La thématique orange ne recouvre pas les mêmes sujets à Marseille (développement économique) et à Strasbourg (actions citoyennes/environnement). CLIQUEZ pour AGRANDIR.

Les centres d’intérêts prédominants diffèrent ensuite, entre Strasbourg et Marseille.

La capitale parlementaire européenne place les idées concernant le vélo en 2ème position ex-aequo, comme si sa « cyclabilité » reconnue appelait toujours plus d’amélioration. Il faut dire que la pratique strasbourgeoise du vélo parait hors norme d’un point de vue français, mais ne l’est pas du tout d’un point de vue transfrontalier (voir cet article d’Olivier Razemon, grand expert de la bicyclette urbaine). Les sujets n°2 ex-aequo sont : Si l’on tient compte du « nombre d’idées », celui concernant la construction neuve, qui semble prolonger la politique de développement intensif du logement entamée ces dernières années à Strasbourg ; Si l’on tient compte du meilleur cumul de vote, celui concernant les espaces publics, également en prolongement du réaménagmenet d’une vingtaine de places publiques ces dernières années

Du côté de la Métropole provençale, les carticipants placent la voiture, puis la culture, en 2ème et 3ème positions de leurs préoccupations en nombres d’idées. Ainsi l’ex-Capitale européenne de la culture semble avoir pris goût au « relèvement par la culture » de sa réputation comme de son économie. Quant à la place des préoccupations automobiles, il faut bien préciser que le pictogramme correspondant a largement été utilisé pour proposer une réduction de l’emprise des voitures. Même si les encouragements à achever certains axes routiers de contournement restent aussi présents, dans cette ville championne des embouteillages. Notons aussi que le vélo ou la nature et les plantations devancent l’auto si l’on regarde les scores obtenus au moyen des votes.

Le pictogramme « automobile » masque la même dichotomie à Strasbourg : il est beaucoup plus utilisé pour les idées défavorables à la voiture (souhaits de ralentissement et sécurité, réduction d’emprise, réduction des nuisances sonores ou visuelles…), que pour les quelques attentes exprimées en matière de stationnement ou d’axes de circulation.

On retiendra donc avec intérêt la place importante occupée, sur les deux cartes, par le cumul des propositions liées aux piétons, aux vélos et à l’amélioration des espaces publics : A eux trois, ces sujets d’adoucissement des voiries et espaces publics mobilisent 20 % des votes cumulés, sur 19% des idées à Strasbourg, et 16% des idées à Marseille.

 

Et pour une synthèse plus complète des idées des carticipants ?

A Laval, le travail autour de Carticipe ayant été effectué avec la ville et avec un budget plus conséquent, les citoyens peuvent désormais consulter une synthèse rédigée, fouillée et détaillée, globale et par sous-secteurs géographiques. Nous l’avons produite pour la ville, et elle sera intégrée en tant que « bilan de concertation » au dossier constituant le Plan Local d’Urbanisme.

Dans les deux cas que nous traitons ici, Strabourg et Marseille, la démarche reposait sur un partenariat « médiatique », avec des moyens réduits.  L’idée était donc de fournir des « synthèses sous forme d’articles de presse », en collaboration avec les deux médias locaux partenaires. Ainsi, nous n’avons pas les moyens ni le temps, pour le moment, de fournir une analyse plus détaillée, générale, transversale des 4500 contenus écrits et plus de 18 000 expressions sous forme de votes sur ces deux villes.

Pour autant, vous pouvez toujours, par vous-même :

  • aller retrouver les différents articles publiés par Rue89 Strasbourg et Marsactu ;

  • consulter les pages Facebook de Carticipe Marseille et Strasbourg 2028, où s’affichent de nombreuses publications reprenant les grandes tendances et bonnes idées

  • Enfin les cartes elles-mêmes restent disponibles, avec, pour Marseille, les différentes listes d’idées par thèmes et sous thèmes accessibles  (nous prévoyons une prochaine mise à jour permettant le même « listage » sur Strasbourg…)

Nous tenterons peut-être de compléter prochainement, ici-même, ce petit bilan par une « analyse transversale des grandes idées » qui émerge des 2 cartes. En attendant, pour les connaisseurs des contextes locaux, voici un bref aperçu de cinq « gros sujets transversaux » ou « idées collectives » qui nous ont frappés et nous paraissent surnager des débats « carticipatifs » et des innombrables bulles déposées dans les deux villes :

5 grandes idées transversales des carticipants pour Strasbourg :

1 – Développer l’offre TER en zone urbaine, avec des trajets traversants, plus fréquents et inclus dans les tarifs urbains, pour offrir un véritable réseau, complémentaire au Tram, mais orienté vers les trajets traversant l’agglo rapidement

2 – Réduire l’immense coupure autoroutière et ferroviaire qui morcelle la ville à l’ouest du centre-ville, par tous moyens : Constructions masquant les routes, paysage, murs antibruitsaménagements artistiques, pacification de la circulation

3 – Continuer à améliorer les places publiques, dans l’esprit des rénovations de places déjà menées par la ville récemment, et plus globalement, élargir la politique de piétonnisation et de cyclabilité aux grands axes et quartiers périphériques.

4 – Continuer à développer et améliorer l’offre culturelle – principalement muséale – notamment en lien avec l’importante économie touristique et de congrès de la ville

5 – Valoriser encore d’avantage les nombreux cours d’eau qui traversent Strasbourg, pour l’art de vivre comme pour le tourisme, par l’aménagement des quais comme par les équipements flottants

5 grandes idées transversales des carticipants pour Marseille :

1 – Revoir intégralement le réseau de bus, et pour se mettre à niveau des autres métropoles, développer par tous les moyens les transports en commun en site propre Bus, Tram, Tram-trains, Métro… et même bateaux , sans oublier de penser RER à l’échelle de la future Métropole Aix-Marseille-Provence, sans forcément attendre la construction d’une gare sous-terraine à 2,5 milliards d’€

2 – Rénover et développer les piscines – domaine actuellement sinistré – aussi bien que les baignades en eau de mer

3 – Mettre en valeur la corniche marseillaise – sur le plan touristique comme pour la promenade -, par tous moyens réalisables : Tram, pistes cyclables, dimanche sans voitures, accès aux rives…

4 – Offrir un début d’embryon d’ébauche de politique cyclable, et une place nettement plus grande aux piétons que ce soit par des rues piétonnes ou élargissements de trottoirs, dans une ville ou la voiture reste envahissante sur la chaussée et où les encombrements restent proverbiaux

5 – Poursuivre le renouveau de l’offre culturelle et artistique entamé en 2013 (Capitale européenne de la culture), sans oublier les cinémas, pour atteindre un rang digne d’une grande métropole, à même d’améliorer son image de marque, et donc son attractivité économique

Et si je veux analyser moi même toutes ces belles contributions?

En plus des deux cartes, toujours accessibles, nous vous offrons ici la possibilité de télécharger la base de données, des contributions à la mi-mai, pour que vous puissiez à votre tour effectuer des analyses informatisées, si le cœur vous en dit, ou simplement avoir un aperçu linéaire autrement que par la carte

Idées Carticipe – STRASBOURG 2028 – Mai 2014  (format xls)

Idées Carticipe MARSEILLE – MAI 2014 (format xls)

Vous pouvez même, grâce aux coordonnées géographiques, expérimenter si vous le souhaitez des « analyses socio-géographiques » cartographiées, comme ces quelques jolis exemples réalisés pour expérimentation par Benjamin Hecht avec le logiciel « Carto DB » :

1924917_10151938850092126_840937876_o

Une carte qui montre que les désavantages sociaux du nord marseillais n’empêchent pas la carticipation…

10269916_10151938850047126_1317254630_o

Densité et centralité ont, par contre, une influence évidente sur la concentration des propositions…

 

 

Bonus : Petit comparatif avec LAVAL

(opération municipale Versus opération média indépendant)

Il est intéressant de comparer nos deux sites, avec quelques données concernant Laval en Mayenne, où Carticipe était mis en oeuvre en partenariat avec la municipalité durant 7 mois, dans le cadre de la procédure de révision du PLU. De ce fait, les moyens de communication et notre présence sur le terrain étaient proportionnellement sans comparaison, pour une ville beaucoup plus petite.

Comparaisons avec les données de l'expérience  à Laval (Mayenne), où l'implication de la municipalité a généré une participation bien plus importante...

Comparaison avec les données de l’expérimentation Carticipe à Laval (Mayenne), où l’implication de la municipalité accroît naturellement la participation…

A Laval, nos communiqués de presse, appuyés par la ville, ont été relayés dans de nombreux articles et dans différents médias (presse écrite, radios locales). La ville a également relayé l’information à de multiples reprises dans son journal municipal, ainsi que sur son site Web. De plus, nous avons participé à une réunion publique de lancement, puis animé 7 réunions de quartiers, pour expliquer l’outil et faire « carticiper » les habitants en direct. Nous avons, enfin, tenu un stand pendant tout un week-end aux côtés de la Ville lors d’un salon grand public local (Laval Virtual). Avec 347 inscrits par Internet et 120 contributeurs directs recensés lors des « réunions de carticipation » animées par nos soins, nous avons atteint plus de 460 participants à la concertation lavalloise. Selon que l’on rapporte ce chiffre à la population de la ville (50 000) ou de l’agglomération (75 000), on atteint un niveau de participation de l’ordre d’un habitant sur 100 à 160. Ce qui représente un « taux de pénétration » 6 à 10 fois plus élevé qu’à Strasbourg ou Marseille. Le nombre de contributions et l’audience du site à Laval, sont proportionnellement du même niveau d’intensité : plus de 1 100 contributions écrites, plus de 11 000 pages vues en 7 mois…

Doit-on en conclure qu’avec les mêmes moyens de com’ et d’animation de terrain – par exemple dans le cadre d’une concertation pour un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal – nous pourrions atteindre une participation proportionnellement équivalente dans des villes beaucoup plus grandes ? Ce qui équivaudrait à plus de 4 000 contributeurs actifs, par exemple, pour une concertation à l’échelle de la communauté urbaine de Strasbourg, ou plus de 16 000 à l’échelle de la future métropole Marseille-Aix ? Nous ne le saurons que le jour où l’occasion se présentera.

En attendant, la quantité de population qui s’exprime serait à coup sûr très supérieure à celle des débats publics ou concertations organisés avec des moyens traditionnels. Selon nos observations, la quasi totalité des concertations publiques attirent entre… 3 ou 4 et quelques dizaines de contributeurs pour des procédures basiques avec petite expo en mairie et simples registres, au mieux quelques centaines pour des procédures avec forte présence de terrain, communication de masse et réunions multiples.

Comme exemple récent d’une participation exceptionnellement élevée, citons la concertation sur la ligne 15 sud ou « ligne rouge » du métro Grand Paris, qui a récemment récolté 1702 avis du public. Mais elle concernait un bassin de population de plusieurs millions d’habitants en Val-de-Marne et Haut-de-Seine. De plus, elle les a obtenus en déployant des moyens de communication très conséquents : 21 réunions publiques, des campagnes d’affichage, un site web dédié, des animations en ligne sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, on ignore si les « avis » recueillis en banlieue parisienne sont le fait de 1500 personnes différentes, ou si plusieurs avis ont parfois été rédigés par la même personne. Dans ce cas, en considérant chaque « idée » ou chaque commentaire déposé sur Carticipe comme un « avis » , nous aurions déjà presque atteint  ces chiffres avec les 1 414 contributions écrites enregistrées à Marseille, ou dépassé avec les 2 434 avis exprimés à Strasbourg. Tout cela avec des moyens… rikiki ! Sans parler de l’expression au travers de notre système de vote par idées, qui permet à chacun de se reconnaître (ou non) dans les idées ou remarques déjà émises par un autre citoyen (voir chiffres détaillés plus haut). C’est pour cette raison que nous avons développé, depuis quelques temps, le concept de « gain de productivité démocratique » permis par notre outil et les démarches qui l’accompagnent.

 

(Article et graphiques plus haut : E. Hamelin. Carte : B.Hecht)

Laval obtient le label « Villes Internet 4@ – Mention démocratie », grâce à CARTICIPE

VILLE INTERNET-MENTION DEMOCRATIE

La ville de Laval a obtenu le label 4@ (4 arobases) au palmarès des Villes Internet 2014, délivré par l’association nationale Villes Internet.

La ville avait déjà obtenu 4 arobases en 2013, mais la nouveauté cette année est l’obtention de la « mention démocratie« , dont elle bénéficie grâce à la mise en oeuvre de l’expérimentation pilote de l’application CARTICIPE tout au long de l’année 2013.

Détails de ce classement à retrouver ici

Revue de Presse de MARSACTU.fr

Lancé le 13 décembre 2013 en partenariat avec MARSACTU.fr, la démarche Carticipe MARSEILLE PROVENCE permet de collecter de nombreuses idées de citoyens sur l’avenir de la ville et de la future métropole.

Les suggestions émises par les carticipants feront l’objet d’une série d’articles par marsactu.fr.

Vous pouvez consulter les articles déjà parus en suivant ces liens :

Du vert, de l’art, de l’air : les carticipants pensent la ville à leur manière

Dans l’angle mort des projets transports

Marseille Carticipe, la démocratie à la carte

Carticipe, « un gain de productivité démocratique »